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Participation n°6: Gloubiboulgish bread ou quand la MAP a rencontré mon homme, par Marine

Avec son Gloubiboulgish bread ou quand la MAP a rencontré mon homme Marine nous fait un peu douter du Prince charmant… A moins qu’elle ne nous rappelle de nous méfier des machines à pain? En tout cas, elle nous fait bien rire!

Notre machine à pain a été témoin de belles réussites mais aussi de terribles désastres …

Cette histoire se déroule dans notre petite cuisine à une époque où j’avais commencé à me lasser des pains carrés. Mademoiselle MAP en était donc réduite à faire fonctionner son programme  »dough/pasta » (eh oui, elle est anglophone = programme  »pâte ») et le reste des opérations était laissé au four.

J’avais prévu de faire du pain, tous les ingrédients clés étaient de sortie quand un imprévu est arrivé. Mon homme chéri s’est alors gentiment proposé pour prendre en main la suite des opérations. Après une brève explication : liquides en dessous, ingrédients secs au-dessus et tout le tralala avec recette à l’appui, je m’en vais toute heureuse et remplie d’amour pour mon chevalier dévoué.

En rentrant, je sens une bonne odeur. Comment cela se fait-il ? Aurait-il pris en main la cuisson au four du pain également ? Quel amour !

En m’approchant dans la cuisine, je constate que le four est éteint et que la bonne odeur que mon nez avait détectée s’avère être une odeur … de farine très très cuite !
Mademoiselle MAP faisait fonctionner avec bonheur son programme BAKE (= cuisson ) !
J’ai alors émis un petit cri qui a été tout de suite suivi par celui de Melle MAP, toute surprise de voir son programme interrompu. Au son des cris, le chevalier a rappliqué dans la cuisine en découvrant l’odeur étrange qui régnait pourtant dans tout notre appartement.
 » Chéri, ce pain aurait pu être génial si le programme  »pâte » avait marché avant…  »
Il avait appuyé une fois de trop sur le bouton de sélection dans sa précipitation de vouloir de me faire plaisir :) Résultat : des ingrédients non mélangés cuits en couches :(

La farine avait bruni et durci mais j’ai réussi à démouler l’espèce de kloug résultant de la cuisson précoce. J’ai pu ensuite procéder à la découverte de mon kloug.
Une partie de l’eau avait été absorbée par la farine pour former une couche intermédiaire de gel gluant parsemé de billes de levure désséchées. Quel spectacle !

Mon coeur souffrait terriblement en pensant à toute cette bonne farine bio que je n’arrivais pas à me résoudre à jeter.
Dans un dernier élan de folie, j’ai décidé de réanimer le kloug.

J’ai alors remis un peu de farine, un peu de levure, un peu d’eau, des épices et des graines puis j’ai laissé lever le tout. Comme vous devez vous y attendre, le kloug n’a pas du tout levé mais je me suis acharnée avec amour et j’ai décidé de procéder à la cuisson.

Après 40 min au four, il a fallu se résigner au fait que son apparence critiquement plate n’allait pas s’améliorer. À ce moment là, j’avais encore l’espoir qu’il puisse être bon ! J’ai laissé l’honneur de la dégustation à mon chevalier qui a mis très longtemps à mâcher avant de ne pouvoir me donner qu’une grimace en guise de réponse ! Ceci s’est terminé en éclat de rire devant la constitution unique de ce pain, parsemé de zones grumeleuses, parfois sèches parfois pâteuses.

Vous n’allez pas y croire mais nous avons poussé le vice jusqu’à manger la moitié de ce gloubiboulgish bread !

Morale : Ne jamais penser qu’un vilain kloug peut se transformer en joli pain après un baiser, vous n’obtiendrez qu’un gloubiboulga, mi-kloug / mi-pain.
On ne vous a pas déjà dit qu’il ne fallait plus croire aux contes de fées ? … Préférer un vrai bisou de son prince charmant qui vous a fait découvrir les vertus de la farine cuite.

Désolée pour l’absence d’image, je n’ai pas osé prendre de photo de peur de vous effrayer ;)

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Posted in Concours, Les mots du pain, Toutes les participations.


5 Responses

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  1. hélène g says

    un certain atavisme de fantaisie culinaire aurait-il frappé ??? mais je suis sûre que le chevalier au freaky bread s’est rattrapé depuis ! les ptits géorgiens vous recommandent à ce propos le lavashi tout chaud sorti d’un four tbilissien et décroché par … nous-mêmes ! proposition de job chez le boulanger de la rue marjanishvili (vrai ). bises et rires pour vous

  2. clotilde says

    Un bel exemple de persévérance boulangère ! Chez nous aussi on a mangé consciencieusement quelques pains bien ratés — quoique peut-être pas aussi spectaculairement kloug — parce que je ne pouvais pas me résoudre à les jeter. Ça permet de mieux apprécier ceux qui sont réussis !

  3. Sonia says

    Tiens c’est marrant mon homme a fait la même chose ce matin: il a cuit ma pâte au lieu de la pétrir ! Le pire c’est qu’il ne s’en est même pas rendu compte et qu’il a consciencieusement mis ensuite la cuve dans le frigo selon mes recommandations…. En fait il n’avait pas écouté quel programme il fallait mettre pour le pétrissage !
    Forte de ton expérience, je n’ai rien retenté sur le pâton mi-cuit et l’ai directement jeté…. .-)

  4. admin says

    Ah les hommes, quand même, quelle drôle d’espèce… ;-)

  5. admin says

    Oh la la, des lavashi tout chauds… Mais j’en veux, moi!!!



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